Analyse de pratiques professionnelles dans un dispositif à médiation : le groupe d’écriture monographique.

Le 4 décembre 2017, Arnaud Dubois a soutenu son habilitation à diriger des recherches ( HDR) en sciences de l’éducation à l’université de Cergy Pontoise, devant un jury composé de Claudine Blanchard-Laville, université Paris Nanterre ; Anne Brun, université Lumière Lyon II ; Laurence Gavarini, université Paris 8, rapporteure et présidente du jury ; Viviana Mancovsky, universidad Nacional de San Martín (Argentine), rapporteure ; Thérèse Perez-Roux, université Paul-Valéry Montpellier, rapporteure ; Philippe Chaussecourte, université Paris Descartes, garant de l’Habilitation ; Gilles Monceau, université de Cergy-Pontoise, référent de l’Habilitation ; Bernard Pechberty, université Paris Descartes.

La note de synthèse présentée par Arnaud Dubois avait pour titre:

Analyse de pratiques professionnelles dans un dispositif à médiation : le groupe d’écriture monographique. D’un dispositif de médiation à un dispositif à médiation

Cette note de synthèse porte sur un dispositif d’analyse de pratiques professionnelles mis en place dans différents contextes : le groupe d’écriture monographique. Elle se compose de trois chapitres, précédés de prolégomènes et d’une introduction, puis suivis d’une conclusion.

Les prolégomènes sont l’occasion d’un retour réflexif sur la première monographie rédigée par l’auteur en 1997, alors qu’il était professeur de collège débutant, et de premières élaborations psychiques sur son itinéraire depuis cette date.

Dans le premier chapitre, Arnaud Dubois présente l’articulation entre son parcours et ses travaux. Il montre comment il a construit progressivement une position d’enseignant-chercheur clinicien en sciences de l’éducation, explicitant son choix de s’inscrire dans cette discipline et ses implications. Il précise ensuite ce qu’est la démarche clinique d’orientation psychanalytique en éducation et formation qu’il a choisie, et comment il se situe singulièrement dans ce courant de recherche et de pratique. Le réexamen de son parcours dans l’après-coup et la re-saisie de l’ensemble de ses publications, lui permettent de mettre en valeur l’axe autour duquel s’organisent ses travaux de recherche : l’analyse de pratiques professionnelles — les monographies constituant des « traces » de ces pratiques.

Le deuxième chapitre contient de nouvelles propositions théorico-cliniques. Prenant appui sur des travaux développés dans le champ de la psychologie clinique, l’auteur propose de considérer le groupe d’écriture monographique, tel qu’il le met en place, comme un dispositif groupal à médiation, dans lequel la monographie constitue un objet médiateur. Cette proposition prend appui sur les travaux sur la notion de médium malléable, proposée par M. Milner, et ceux portant sur les groupes thérapeutiques à médiation, notamment ceux ayant l’écriture pour médiation. Pour mieux situer cette proposition, après avoir fait un recensement des usages de la notion de médiation, il repère des inflexions dans ces usages, en sciences de l’éducation d’abord, puis dans le courant associant psychanalyse et éducation. La mise au travail de la notion de médiation lui offre la possibilité de revisiter la notion de rapport au savoir, à laquelle il articule les notions de rapport à l’écriture et de rapport à l’écrit. Il montre en effet comment les travaux sur les transferts sur le médium malléable dans les groupes thérapeutiques à médiation offrent la possibilité de ressaisir dans le champ de l’éducation et de la formation le rapport à l’écrit et le rapport à l’écriture. 

Le troisième chapitre ouvre des perspectives concernant l’auteur de cette Note : devenir du groupe d’écriture monographique, accompagnement de doctorants et direction de recherches.

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