Xalapa, Mexique avril 2021

                                                                                                                                                                

                                                  

 

Semaine scientifique Recherche avec 2021

Semaine du 19 au 23 avril 2021

« L’interculturalité dans la Recherche avec : enjeux épistémologiques, éthiques, méthodologiques et pratiques en intervention sociale, santé et éducation »

Universidad Veracruzana – Xalapa-Mexique

Format hybride: partie à Xalapa et partie à distance via zoom

 

Le réseau Recherche avec, en collaboration avec le Département des Relations Internationales de l’Universidad Veracruzana (Mexique) organise du 19 au 23 avril 2021 une semaine scientifique francophone d’envergure internationale proposant différentes activités dont un symposium à Xalapa. Dans un dialogue multidisciplinaire, interdisciplinaire et transdisciplinaire Mexique, France, Canada et Brésil, ce symposium abordera les enjeux épistémologiques, éthiques, méthodologiques et pratiques de la recherche « avec » dans les domaines de la santé, de l’éducation et du travail social. Nous poursuivons ainsi l’objectif de fortifier l’espace de partage et d’échanges autour de l’éthique, l’altérité et le politique dans les pratiques de la recherche.

Le réseau développe cet espace depuis cinq années dans une perspective d’étroite collaboration entre les chercheurs et les sujets concernés par l’objet de la recherche (Monceau & Soulière, 2017). Notre monde complexe, changeant et diversifié appelle à un renouvellement du regard pour penser et intervenir dans les problématiques sociales actuelles telles que la migration, les violences, les sociétés multiculturelles, l’inclusion, et d’autres encore.

Notre semaine scientifique 2020, qui proposera un symposium universitaire mais aussi des rencontres et expérimentations avec des communautés concernées par la problématique des violences politiques, structurelles, raciales, de genre, linguistiques à l’œuvre dans l’interculturalité se veut un espace privilégié pour soulever des questions, des doutes, des incertitudes, des paradoxes, mais aussi des expériences que les acteurs jugent réussies, ayant des effets positifs, des manières de faire et de résoudre des problèmes concrets dans le processus de recherche.

Le principal objectif de la semaine scientifique Recherche avec à l’Universidad Veracruzana du 26 au 30 octobre 2020 est donc de permettre une réflexion et un dialogue internationaux et intergénérationnels entre professeurs-chercheurs, étudiants-chercheurs, praticiens-chercheurs, intervenants en milieux institutionnels et communautaires ainsi qu’avec d’autres personnes impliquées dans des recherches traitant des rapports entre la /les différences, les violences et l’interculturalité.

Problématique

La diversité des peuples et les contacts entre ceux-ci sont constitutifs du processus historique de l’humanité. La rencontre des groupes et les interactions entre les personnes, dans leur diversité, appellent à penser l’altérité, la différence, la diversité comme un processus dynamique d’ouverture et de dialogue et appelant des apprentissages. Cependant, nos sociétés occidentales étant construites sur le modèle de la similitude (Luce Irigaray, 1984), l’altérité provoque en nous une « inquiétante étrangeté » (Sigmund Freud, 2014), face à l’autre irréductiblement différent de nous et face à la négativité que cet autre suscite en nous. Les possibilités de rencontres, d’échanges, de dialogues, de partages dans les multiples espaces sociaux dont l’Éducation, la Santé, l’Action sociale et l’intervention dans le respect de soi et de l’autre requièrent un véritable travail d’ouverture entre les êtres humains.

L’interculturalité n’est par contre pas exempte de négociations ni de conflits, étant à l’œuvre dans nos sociétés inégalitaires et productrices d’inégalités (McAll, 2017). Elle induit des relations de pouvoir et exacerbe les rapports de domination – entre les groupes autour des questions de langue, de religion, d’histoire, d’identité. Les situations de discrimination vécues par les populations autochtones et les migrants dans différents pays en sont de bonnes illustrations et une porte d’entrée significative. C’est pourquoi il nous semble qu’il existe un rapport important à réfléchir entre la violence et l’interculturalité. La violence est-elle constituante de l’interculturalité?

Entrer dans l’interculturalité par la voie de sa violence nous invite comme chercheurs à interroger d’abord notre positionnement privilégié dans les échanges interculturels pour passer à un « pluralisme épistémique » (Alatorre G. & collab., 2018) afin de contribuer à la construction du savoir par la reconnaissance, la convergence et l’échange entre différents regards épistémiques.  Il s’agira ainsi de penser dans quelle mesure nos pratiques de recherche, nos méthodologies, les connaissances que nous produisons, et plus largement nos activités professionnelles, ne reflètent pas- ou ne reproduisent pas des rapports de domination, voire certaines formes de violence (Godrie et Santos, 2017)? On peut voir ici la question d’invisibilisation de certaines composantes – la religion par exemple, du fait du rapport historique dominant à la religion; ou de groupes – peu connus-peu étudiés du fait de la distance culturelle et sociale avec les chercheurs (Chobeaux & collab., 2005); ou encore les limitations qu’on impose avec la langue de la majorité (pour le français tout au moins), les codes linguistiques qui hiérarchisent (ceux qui « savent parler et écrire » et les autres, l’utilisation de tels mots et telles expressions, ou tel accent bien coté au détriment d’autres manières de s’exprimer et de dire les choses…)

Les questions de violence et d’invisibilisation se croisent de manière aigue autour des réalités autochtones- celles des premiers peuples des Amériques et les flux de migrations en Europe- provenant d’Asie, d’Afrique, tout au long de l’histoire. Dans le courant politique historique actuel de leur reconnaissance dans le sens de Honneth (2013), les travaux se multiplient pour sortir de l’ombre à quel point l’histoire coloniale – et ses ancrages dans les institutions contemporaines- a façonné l’interculturalité (Saillant, 2017) entre la société majoritaire et les communautés autochtones (Niezen, 2013 ; Kurtness et Hervé, 2014). Il s’agit d’une forme de colonialisme interne (Roy, 2004) qui a laissé peu de place aux possibilités de rencontres, d’échanges, de dialogues, de partages. Qu’en est-il du regard à l’intérieur des peuples colonisateurs européens ? Actuellement, le sujet de la migration se reflète dans les débats européens sur la citoyenneté multiculturelle (Triandafyllidou, 2005).

Comment participer à la décolonisation des savoirs produits dans les sociétés où les communautés et des individus autochtones, afro descendants, migrants – femmes-jeunes-enfants-hommes, font partie de la diversité culturelle et sociale des sujets concernés par nos objets d’étude ? Comment les inclure sans perpétuer des formes de différenciation-stigmatisation ? Comment une réflexion en lien avec les communautés autochtones peut-elle se transposer à d’autres groupes exclus ou invisibilisés ?

Par ailleurs comment contrer ou contourner les contraintes qui nous forcent à reconduire les injustices épistémiques (Godrie et Santos, 2017) ? On peut penser ici aux contraintes de spatialités et de temporalités liées aux standards universitaires établis dans des visées de quantité et diffusion de production. Comment faire la place à une épistémologie du lien (Piron, 2017) ?

Cette orientation et ces questions nous invitent à imaginer la possibilité d’établir des relations dialogiques et égalitaires entre les cultures et à élargir ainsi notre capacité d’être et de mieux comprendre la complexité et les dynamiques de nos milieux de vie. La reconnaissance des besoins humains et socio-environnementaux des personnes dans leur diversité pourrait ainsi générer des processus de transformation sociale basés sur le soutien et la confiance mutuels (Bibeau, 1998). En ce sens, les visées de nos rencontres sont autant politiques que scientifiques, elles font le pari que le choix de mener les recherches avec les sujets concernés contribue à identifier, analyser et transformer les rapports de violence tels qu’ils sont institués dans nos sociétés.

Croiser Recherche avec et interculturalité invite à « faire avec », ensemble et en proximité, dans des interactions horizontales entre des acteurs qui se traitent les uns et les autres avec dignité, sans discrimination et dans le respect de leurs différences linguistiques, de genre, d’appartenance ethnique ou de toute autre nature.

Lors de la semaine scientifique, la réflexion sur la rencontre avec un autrui étranger, chercheur, étudiant, intervenant ou autres sujets impliqués dans les recherches sera un point central afin de mettre en interférence des approches théorico-méthodologiques qui travaillent ces dimensions depuis longtemps telles que l’ethnologie ; l’interactionnisme ; les sociologies cliniques, la psychologie sociale, l’analyse institutionnelle, la santé collective et les approches interculturelles. L’éducation interculturelle se confronte à (Cf. Abdallah-Pretceille, M.2017) un décentrement disciplinaire, statuaire, de pratiques et de formes d’acquisition des savoirs, de déconstruction des rapports micro et macro hiérarchiques institués. Ce décentrement sera donc recherché pour favoriser l’inclusion des différentes formes et processus de production des connaissances.

Ces éléments de réflexion guideront l’organisation de la semaine scientifique Recherche avec 2020. Comme lors des éditions précédentes (Canada, 2014 ; Brésil, 2016 ; France 2018) une importance particulière sera portée à la formation, et donc à l’engagement dans les travaux des étudiants et intervenants professionnels et militants afin de jeter les bases de dispositifs et de partenariat contribuant à mieux faire connaître et reconnaître la recherche « avec » dans les champs de la santé, de l’éducation formelle et non formelle (« l’autre éducation »), de la responsabilité et du travail social, de l’art, de la culture, de la musique, de la gastronomie… La semaine Recherche avec 2020 ne sera donc pas réduite à la forme d’une manifestation scientifique mais constituera plus largement des manifestations socioculturelles dont l’objectif sera de créer un espace privilégié ou toutes les voix devront pouvoir être écoutées dans une ambiance de respect et d’ouverture. Le défi est donc particulièrement ambitieux et demandera un fort engagement des participants, la préparation collective (internationale et interculturelle) de la rencontre constituant en soi, une mise à l’épreuve du projet lui-même.

Préparation

Les chercheurs et autres participants qui souhaitent contribuer à cette semaine de rencontre peuvent dès à présent s’inscrire sur la plateforme rechercheavec.com. Des informations y seront progressivement diffusées et des messages envoyés aux inscrits.

C’est aussi avec l’appui de cette plateforme que seront organisés les ateliers de la semaine. Un questionnaire a été diffusé avant l’été 2020 auprès des membres du réseau et plus de cinquante d’entre eux y ont répondu. Leurs retours ont nourri l’argumentaire et permis une première identification des propositions des uns et des autres.

Le fonctionnement du réseau reposant sur les contributions de ses membres, il est fait appel à propositions pour l’organisation :

des ateliers courts thématiques : ceux-ci se déroulent sur une plage de 2h30 (le jeudi après-midi). La forme de l’atelier est libre mais les organisateurs (venant d’au moins trois pays) doivent transmettre un titre et un résumé présentant le contenu (et son rapport avec la problématique d’ensemble) et le fonctionnement de l’atelier. Ces ateliers, après avoir été validés par le comité scientifique, seront préparés sur la plateforme avec d’autres participants intéressés à y travailler. Ces ateliers peuvent déboucher sur des collaborations de recherche, sur des publications collectives etc.

des ateliers courts « surprises » : ces ateliers auront une forme similaire aux précédents et seront proposés sur la même plage horaire mais les personnes qui choisiront cette forme auront la surprise du contenu et du déroulement de ces ateliers le jour même.

des ateliers longs : ils seront proposés et préparés comme les ateliers courts thématiques mais se dérouleront sur deux plages horaires de 2h chacune (mercredi et jeudi après-midi).

 

Tables rondes (à venir)

Ateliers (durées, plages horaires, organisateurs et présentations)

TitreOrganisateursDurée (court/long)Plage horaireParticipantsTexte de présentation
Chercher avec en traversant les frontières professionnelles et institutionnelles : une expérience de rencontre

 

 

Livia do Nascimento (Br)

Estela Scheinvar (Br)

Tizou Perez Roux (Fr)

Eric Maleyrot (Fr)

courtJeudi après midi Dans cet atelier le multiculturalisme sera abordé par la présentation des expériences de recherche des coordinateurs.

Présentation 1 : Thérèse Perez Roux et Eric Maleyrot

Travail dans les domaines de la formation des artistes équestres et des futurs kinésithérapeutes

Présentation 2 : Estela Scheinvar et Livia Nascimento

Expériences d’intervention dans des écoles et dans des conseils de tutelle (protection des enfants et des adolescentes)

Après les deux présentations, les participants pourront poser des questions ou présenter leurs expériences.

L’expérience du travail à l’intersection de divers domaines disciplinaires devient de plus en plus présente dans les pratiques professionnelles. Or, les cultures sont parfois très différentes, ce qui nécessite de se comprendre et pose un certain nombre de défis, peu discutés et approfondis.

D’autre part, certains terrains de recherches nous amènent dans des mondes professionnels différents (institutions, territoires, langages et valeurs) de celui dans lequel nous sommes. Cela suppose de comprendre non seulement les logiques institutionnelles, mais également les logiques collectives et individuelles de ces acteurs. Par exemple, venant de l’enseignement scolaire comment travailler avec des professionnels de la santé ou du travail social ? Comment et à quelles conditions des chercheurs en éducation peuvent-ils travailler avec le monde artistique et (se) comprendre en vue de développer des perspectives de professionnalisation du secteur ? Quelles sont les implications d’une intervention socioanalytique dans des établissements responsable de la garantie des droits pour l’enfance et l’adolescence qui rassemblent une grande diversité de domaines disciplinaires/professionnels, en visant à construire des bases pour développer une recherche avec ceux qui y travaillent.

 

Une question va initier cet atelier :

À partir d’une analyse de l’implication, quelles tensions vous avez vécu dans des expériences professionnelles transdisciplinaires ou conduites sur des terrains peu familiers ?

De cette façon nous pourrions penser l’interculturalité :

  • autour des enjeux et des modalités de la rencontre ;
Atelier SurpriseCinira Fortuna (Br)

Eli Alejandra Garcimarrero Espino (Mex)

Roberta Romagnoli (Br)

Anne Pilotti (Fr)

courtMercredi  après midi  
Naissance, mort, événements de vie dans différentes culturesCinira Fortuna (Br)

Carla Spagnol (Br)

Gilles Monceau (Fr)

Ana Lucia Abrahao (Br)

courtJeudi matinLe choix du thème de cet atelier est né de l’expérience professionnelle des professeurs et des chercheurs qui développent et dirigent des  » recherches avec « , ayant pour objet d’étude la naissance et l’accouchement. La naissance est un phénomène complexe et au-delà des sciences de la santé, son étude est aussi un domaine d’intérêt des sciences sociales, compte tenu de laperméabilité des pratiques aux cultures locales et de sa grande variabilité géographique (DINIZ, 2009). Cependant, cet atelier vise à étendre le thème au delà de la naissance en comprenant le cycle vital : naissance, enfance, puberté, vieillissement et mort dans les différentes façons de faire “la recherche avec ».

Face à la diversité des peuples qui composent le processus historique de l’humanité, ils’agit de comprendre comment ces phénomènes se produisent et sont abordés dans des « recherches avec » de manière interculturelle et interprofessionnelle menées dans différents pays, plus précisément auBrésil, au Mexique, au Canada et en France, qui organisent ce colloque.

Les manières de naître, de grandiret de mourir dans les différentes cultures ne tiennent pas toujours compte des désirs et des décisions des personnes et de leurs familles qui, dans les processus éducatifs, sanitaires et sociaux, devraient être les principaux protagonistes. Dans certains pays, comme le Brésil, l’accompagnement sanitaire de ces événements de la vie est encore lié au pouvoir biomédical et aux protocoles qui normalisent et limitent les choix des personnes. Dans l’éducation basique et professionnelle, les processus pédagogiques ne prennent pas toujour sen compte les valeurs et les spécificités des personnes dans chacune de ces phases de la vie. Dans le domaine social, les différences culturelles sont souvent considérées comme des problèmes et des obstacles favorisant l’exclusion de la différence. Comment cela se produit-il dans d’autres pays ?

La recherche qui travaille « avec les personnes concernés » dans différents moments de la vie a des défis éthiques, économiques, méthodologiques et politiques à relever pour écouter réellement ces différentes voix, créer des liens et les mettre en analyse.

Comment le chercheur fait-il face aux différences dans ce type de recherche?

Comment la « recherche avec » analyse-t-elle et aborde-t-elle des questions telles comme les relations de pouvoir, la violence, les différentes cultures et les diverses pratiques professionnelles ?

Et vous, qu’est-ce que vous en penses? Venez « naître », « grandir », « mourir-(re)naître », c’est-à-dire réfléchir en participant et en discutant avec nous dans cet atelier.

A escolha do tema para o presente ateliê surgiu da experiência profissional de docentes e pesquisadores que desenvolvem e orientam “pesquisas com”, tendo como objeto de estudo o nascimento e o parto. O parto é um fenômeno complexo e para além das ciências da saúde, seu estudo é também uma área de interesse das ciências sociais, dada a permeabilidade das práticas às culturas locaise sua grande variabilidade geográfica(DINIZ, 2009).No entanto, esse ateliê ambiciona ampliar o tema para além do nascimento compreendendo o ciclo vital: nascimento, infância, puberdade, envelhecimento e morte nas diferentes formas de se “pesquisar com”.

Diante da diversidade dos povos que constituem o processo histórico da humanidade, busca-se conhecer como esses fenômenos ocorreme são abordados em “pesquisas com”de forma intercultural e interprofissionalrealizadas em diferentes países, mais especificamente no Brasil, México, Canadá e França, que estão organizando esse simpósio.

Os modos de nascer, crescer e morrer em diversas culturas nem sempre levam em conta os desejos e decisões das pessoas e de suas famílias que nos processos educativos, sanitários e sociais deveriam ser os principais protagonistas.Em alguns países, como no Brasil, o acompanhamento na saúdedesses eventos da vida ainda está atrelado ao poder biomédico e a protocolos que padronizam e restringem as escolhas das pessoas. Na educação básica e profissional, os processos pedagógicos nem sempre levam em conta os valores e especificidades das pessoas em cada uma dessas fases da vida. O campo social, muitas vezes, as diferenças culturais são consideradas problemas e entraves favorecendo a exclusão da diferença. Como isso ocorre nos outros países?

As pesquisas que trabalham “com as pessoas”em diferentes momentos da vida tem desafios éticos, econômicos, metodológicos e políticos para de fato ouvir essas diferentes vozes, construir vínculos e coloca-los em análise.

Como nesse tipo de pesquisa o pesquisador lida com as diferenças?

Como as “pesquisas com” analisam e abordam questões como as relações de poder, a violência, as diferentes culturas e as diversas praticas profissionais?

E você, o que pensa? Venha “nascer”, “crescer”, “morrer-(re)nascer”, ou seja refletir participando e discutindo conosco nesse ateliê.

DINIZ, S. G. Gênero, saúde materna e o paradoxo perinatal. Revista Brasileira de Crescimento Desenvolvimento Humano, São Paulo, v. 19, n. 2, p. 313-326, 2009. Disponível em: <http://www.pepsic.bvsalud.org/pdf/rbcdh/v19n2/12.pdf>. Acesso em: 26 jun.2019.

L’interculturalité dans la Recherche avec : enjeux épistémologiques, éthiques, méthodologiques et pratiques en intervention sociale, santé et éducationKarine Croteau (Ca) kcroteau@uottawa.ca

Marcos Iván Juárez Martínez (Mex) marjuarez@uv.mx

Ana Cristina Vangrelino dos Santos (Br) anacrisvangrel25@gmail.com

Juliana Hespanhol Dorigan (Br)ju_dorigan@yahoo.com.br

Catherine Aubouin (Fr)

Sofia Hachemi (Fr)

Solange L’Abbate (Br)

Daniel Dóbies (Br)

 

longMercredi après midi

Et Jeudi après midi

 L’atelier composé de chercheurs et praticiens mexicains, canadiens, brésiliens et français propose un espace de dialogue ouvert aux différentes approches théoriques et méthodologiques de la recherche collaborative, afin d’interroger les différentes approches culturelles et sociales de l’organisation des connaissances.

 

Plusieurs axes de réflexion s’offrent à nous après les différents échanges effectués à distance

  • 1 axe plus particulièrement orienté sur les obstacles rencontrés dans la recherche « par, pour et avec » les populations autochtones à l’heure actuelle. Cet axe s’intéresse plus spécifiquement à l’intervention en protection de jeunesse auprès des familles autochtones
  • 1 axe consacré au partage des productions autochtones, dans la multiplicité des domaines de connaissance : dans les arts, l’éducation, les sciences sociales, la santé, les sciences exactes, entre autres. Il s’agit ici de discuter et de réfléchir à la manière dont nous pouvons présenter, dans les espaces de la RA, la culture qui traverse nos pratiques, produisant de nouvelles significations.
  • 1 axe qui s’intéresse aux effets de nos appartenances culturelles sur la Recherche avec

Que ce soit en matière de santé, d’éducation ou d’intervention sociale, nos appartenances réciproques à des univers sociaux, culturels et politiques différents ont des effets sur les processus de recherche. Nous importons dans nos dispositifs de recherche nos intentions de chercheurs.Aussi, nous souhaitons d’une part réfléchir aux manières de réduire l’écart entre l’univers normatif de la recherche en sciences sociales et les savoirs épistémologiques autochtones; d’autre part repérer les points de convergence et les tensions qui peuvent sous-tendre ou émerger du dialogue interculturel.  Il s’agit donc également de réfléchir à la transversalité présente dans la constitution de la production de connaissance scientifique, et dans les dispositifs de recherche qui extrapole les voies conventionnelles et cartésiennes du champ méthodologique de la recherche.

Des modalités de travail sont proposées:

  • L’élaboration en petits groups de cartes heuristiques (mindmap), qui permet une illustration graphique des représentations sociales de l’interculturalité dans la recherche avec (ou collaborative)
  • La “boited’affection” (« caixa de afecçao »“
Démarche de co-formation professionnelle en santé et service social, pédagogie critique et injustices épistémiques/ Abordagem de co-formação profissional em saúde e em serviço social, pedagogia crítica e injustiça epistêmica

 

Fabiana Ribeiro Santana(Br)

Marguerite Souliere (Ca)

Naraina de Oliveira Tavares (Br)

Thais Rocha Assis (Br)

Gleyson Batista Rios (Br)

Cristina Maria gusmao de Moura (br)

Flavia Faria Saraiva de Goiaz (Br)

 

courtJeudi après midi L’atelier, composé d’enseignants-chercheurs et de professionnels du programme “consultório na rua” la pratique de la rue, vise le partage d’expériences du Brésil, du Canada, du Mexique et de la France dans le domaine de la formation professionnelle, de la recherche et de l’action sociale, qui ont mobilisé des sujets en situation de vulnérabilité sociale.  Nous souhaitons réfléchir dans quelle mesure et comment nos pratiques de formation ou de recherche produisent, maintiennent et/ou réduisent les inégalités sociales et les injustices épistémiques. En croisant les différentes perspectives théoriques et disciplinaires et les défis de la formation professionnelle dans le domaine de la santé et du service social, nous ferons des rapprochements entre les concepts d’iniquité sociale et d’injustice épistémique (Godrie, 2019) avec la pédagogie critique de Paulo Freire (1987). Ce débat critique-réflexif sera déclenché par un documentaire sur une expérience de co-construction de connaissances pratiques développée par des professeurs chercheurs de l’Université Fédérale de Goiás, des professionnels et des usagers du programme “consultório na rua” du Secrétariat municipal de la santé de Goiânia.

 

Références:

GODRIE, Baptiste. La co-construction des savoirs au prisme de l’épistémologie et des inégalités sociales. Sociologies [Online]. Disponível em: <http://journals.openedition.org/sociologies/11620>. Acesso em: 17 fev 2020.

FREIRE, Paulo. La Pédagogie des Opprimés. Disponibles dans <https://resistance71.files.wordpress.com/2018/12/paulo_freire_la_pedagogie_des_opprimes.pdf>. Consulté le: 27 jan. 2021.

 

Histoires de cuisineEli Alejandra Garcimarrero Espin (Mex) egarcimarrero@uv.mx

Patricia Bessaoud Alonso (Fr)

Roberta Romagnoli (Br)

 

longJeudi matin  et Jeudi  après midi
 Histoires de cuisine est un atelier long qui invite des femmes et des hommes de différentes cultures à partager des saveurs, des arômes, des coutumes, des rituels et des histoires à travers des recettes typiques qui rassemblent une façon de préparer les aliments, de combiner les ingrédients, de partager les connaissances et de préparer des plats mexicains, brésiliens, canadiens et français, qui dans leur ensemble provoquent le gout, qui racontent à travers des saveurs, des produits culinaires des fragments de vies, d’histoires personnelles, familiales, collectives quelque chose de l’acte de « manger ».
La cuisine de chaque pays éveille le plaisir de goûter son essence, peut-être son métissage, sa pensée et sa créativité « magique ».  Nous nous raconterons des histoires lors de la réunion, pour qu’à la fin nous scellions la collaboration en goûtant nos mets.
La narration en tant que méthodologie permettra, dans un contexte culinaire, de découvrir les ressemblances et les différences et d’exprimer une part de nos identités.Chaque participant apportera les éléments nécessaires à la préparation des plats. Il sera important de dresser une liste des ustensiles de cuisine nécessaires à cette fin.
D’où on parle ?

Savoirs situés

Maria José Garcia Oramas (Mex)

Simone Santana da Silva (Br)

Guadaloupe Calvo (Esp) guadalupe.calvo@uca.e

Flávio Adriano Borges (Br)

Corinne Simeony Buhay (Ca)

 

 

longMercredi après midi

Et Jeudi après midi

 Il s’agit d’un atelier de narration sur nos histoires de famille et personnelles autour de la migration afin de reconnaitre et comprendre d’où nous nous situons comme chercheurs, étudiants, enseignants vis-à-vis de notre travail académique et professionnel.

Il s’agit d’un atelier long qui commence avec l’histoire de quelqu’un de notre famille qu’a été migrant et à quoi (en qui) ça nous touche, symbolisée par un objet que chaque personne va apporter. Après, dans un deuxième moment, on va réfléchir ensemble sur notre travail cadrée par la théorie de la « connaissance située » (Donna Haraway et les féministes de la décolonisation) avec des textes qu’on apporterai à l’ avance.

Langue et culture

 

Les langues dans le réseau Recherche avec

Angel Augusto Landa Alemán (Mex) anlanda@uv.mx

Marcos Iván Juárez Martínez (Mex) marjuarez@uv.mx

Claire de Saint Martin (Fr)

CourtMercredi après midi
Jeudi matin
  

 

MercrediJeudi
MatinX– Histoires de cuisine 1

-Langue et culture. Les langues dans le réseau Recherche avec 2

– Naissance, mort, événements de vie dans différentes cultures

– Accompagnement des migrants

Après midi-Langue et culture. Les langues dans le réseau Recherche avec 1

– D’où on parle ? Savoirs situés 1

– Interculturalité :  éthique, épistémologie 1

– Atelier Surprise

– Inégalités sociales, recherche avec et injustices épistémiques

-D’où on parle ? Savoirs situés 2

– Histoires de cuisine 2

–  Interculturalité :  éthique, épistémologie 2

Chercher avec en traversant les frontières professionnelles et institutionnelles

 

Éléments administratifs et financiers (pour informations supplémentaires : mexiquesymposium2020@gmail.com

La participation à la préparation de la semaine scientifique concrétise l’inscription à l’événement.

Inscriptions et tarifs 2020

-Frais d’inscription : les tarifs sont exprimés en pesos mexicains $

  • Participants chercheurs et membres du réseau Recherche Avec (sauf UV): $ 1000,00
  • Participants chercheurs de la communauté UV : $700,00
  • Étudiants/doctorants de tous pays : $250,00

Mode de paiement : par Virement Bancaire

Cuenta (Compte)

34905  “Programas Específicos”

CLABE (clave bancaria estándar) (Données d’identification de la banque)

002840459100349056

Beneficiario (Bénéficiaire)

Universidad Veracruzana

Referencias: La que corresponda (À obtenir de l’Université-voir plus bas)

Comment faire pour payer son inscription au Symposium?

  • Envoyer un mail à mexiquesymposium2020@gmail.com
  • Elle vous donnera un numéro de référence pour faire votre paiement
  • Une fois votre paiement effectué, envoyer la fiche de paiement à mexiquesymposium2020@gmail.com
  • Elle vous confirmera votre inscription au symposium

Les transports, l’hébergement et l’alimentation sont à la charge des participants.

Liste d’hôtels recommandés en centre-ville:

  • Hotel Posada del Cafeto

http://pradodelrio.com/pages/posadacafeto-es/

  • Hotel Mesón del Alférez

https://pradodelrio.com/pages/mesonalferez-xalapa-es/

  • Hotel María Victoria

http://hotelmariavictoriaxalapa.com

  • Hotel Holiday Inn

https://www.ihg.com/holidayinnexpress/hotels/us/es/xalapa/jalex/hoteldetail#scmisc=nav_hoteldetail_ex

  • Hotel Majova Inn

http://hotelmajovainn.com

Comité local d’organisation (Universidad Veracruzana) :

Maria José Garcia Oramas

jogarcia@uv.mx

Angel Augusto Landa Alemán

anlanda@uv.mx

Celia Cristina Contreras Asturias

celcontreras@uv.mx

Eli Alejandra Garcimarrero Espino

egarcimarrero@uv.mx

Marcos Iván Juárez Martínez

marjuarez@uv.mx

 

Comité scientifique du réseau Recherche avec :

Co-présidents :

Marguerite Soulière, Professeure anthropologue, École de service social, Université d’Ottawa (UO)

Gilles Monceau, Professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Cergy-Pontoise (UCP )- France

Membres :

Anna Lucia Abbrahao, Professeure en sciences infirmières, Université Fédérale Fluminense (UFF) – Brésil

Patricia Bessaoud-Alonso, Maître de conférences en sciences de l’éducation, FRED, Université de Limoges (UL) – France

Claire de Saint Martin, Maître de conférences en sciences de l’éducation, EMA, Université de Cergy-Pontoise (UCP) – France

Maria Livia do Nascimento, Professeure de psychologie, Université Fédérale Fluminense (UFF) – Brésil

Cinira Fortuna, Professeure en sciences infirmières, Université de Sao Paulo-Brésil (USP) – Brésil

Izabel Friche Passos, Professeure de psychologie, Université Fédérale du Minas Gerais (UFMG) – Brésil

Maria José Garcia Oramas, Professeure de psychologie, Universidad Veracruzana (UV) – Mexique

Eli Alejandra Garcimarrero Espino, Professeure de psychologie, Universidad Veracruzana  (UV) – Mexique

Solange L’Abbate, Professeure de sociologie et de santé collective, Département de Santé Collective de la Faculté de Sciences Médicales/Université d’État de Campinas (Unicamp) – Brésil

Ángel Augusto Landa Alemán, Professeur à la Faculté de langue, Universidad Veracruzana (UV)- Mexique

Nathalie Mondain, Professeure, département d’études sociologiques et anthropologiques, Université d’Ottawa (UO) – Canada

Nathalie Morin, Anthropologue, chargée de cours à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) – Canada

Sébastien Pesce, Professeur en Sciences de l’éducation, Université d’Orléans – France

Roberta Romagnoli, Professeure de psychologie, Université Pontificale Catholique du Minas Gerais (UPCMG) – Brésil

Anna Rurka, Maîtresse de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris Ouest Nanterre La Défense – France

Geneviève Saulnier, Chercheure d’établissement, Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO). Doctorante en service social, Université d’Ottawa (UO) – Canada

Karoline Truchon, Professeure en communication, Université du Québec en Outaouais, Gatineau, Québec, Canada

 

Bibliographie

Alatorre, G., Baronnet B., Mercon J. (2018), Educación para la interculturalidad y la sustentabilidad: aportaciones reflexivas a la acción. Elaleph.com, UAIM/UAIS, México. 174 p.

Abdallah-Pretceille, M. (2017). L’éducation interculturelle. Paris cedex 14, France: Presses Universitaires de France.

Bibeau, G., (sous presse) Repensando a Antropologia no Estudo das Sociedades Complexas, in Ana Pitta (Directeur), Cultura & Saúde Mental, São Paulo.

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